Du 22 au 27 septembre 2026, le Festival Mangal a réuni à Cotonou, Aného et Grand-Popo chercheurs, gestionnaires d’aires protégées, communautés, artistes, associations et acteurs économiques autour des enjeux de conservation et de valorisation des écosystèmes de la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Delta du Mono. Après son lancement officiel à Cotonou, la deuxième édition s’est poursuivie au Bénin et au Togo à travers un colloque scientifique, des conférences, une foire économique, des activités culturelles et des circuits écotouristiques.
La science au service de la conservation
Le lancement officiel de cette deuxième édition s’est tenu le 22 septembre à Cotonou, avant le déploiement du programme à Aného et Grand-Popo du 23 au 27 septembre. Pendant plusieurs jours, les participants ont échangé sur les défis liés à la préservation des écosystèmes fluvio-marins et aux moyens de renforcer leur gestion durable.
À Grand-Popo, le colloque scientifique a notamment permis d’aborder différentes problématiques liées à la biodiversité et aux activités humaines dans le Delta du Mono. La conservation des tortues continentales, la gestion participative de la faune, les effets du changement climatique sur les ressources halieutiques ainsi que la cohabitation entre les populations et les espaces naturels figuraient parmi les sujets traités.
Les discussions ont également porté sur les services écosystémiques et le développement de chaînes de valeur liées à l’écotourisme. L’une des particularités du Festival Mangal réside dans la volonté de rapprocher recherche scientifique, savoirs locaux et réalités des communautés.
Chercheurs, gestionnaires d’aires protégées, associations et acteurs locaux ont ainsi partagé leurs expériences autour des enjeux de gouvernance et de conservation du territoire.
L’économie locale au cœur des échanges
La deuxième édition a également accordé une place importante à la valorisation des initiatives économiques locales. À travers la foire économique organisée à Grand-Popo, producteurs, artisans et porteurs d’initiatives ont présenté des produits et savoir-faire en lien avec l’agroécologie, le bio, la réduction des déchets et l’adaptation aux changements climatiques.
Le programme comprenait également un village associatif, des cafés-débats, des expositions, des projections, des spectacles et différentes activités de sensibilisation. Cette diversité d’animations visait à faire de la conservation un sujet accessible au-delà des seuls cercles scientifiques, en associant culture, éducation, économie locale et engagement communautaire.
Le Delta du Mono découvert autrement
Pour clôturer cette édition, la journée du dimanche 27 septembre a été consacrée à plusieurs activités écotouristiques à Grand-Popo. Les participants ont notamment pu découvrir les Bouches du Roy et le lac Ahémé, tandis qu’une sortie d’observation des baleines était également proposée. À travers ces circuits, le festival a voulu montrer que la découverte des paysages et de la biodiversité peut également contribuer à la sensibilisation et à la valorisation des territoires.
Après six jours d’activités, le Festival Mangal 2026 s’est ainsi achevé sur une volonté de prolonger les échanges engagés et de transformer les connaissances, initiatives et collaborations développées autour du Delta du Mono en actions durables au bénéfice des écosystèmes et des communautés.
Jean Tognikpo