La Science for Africa Foundation (SFA Foundation) a publié, le 27 octobre 2026, son rapport annuel 2025, qui met en lumière plusieurs avancées de la recherche africaine, notamment dans l’agriculture résiliente au climat, l’innovation scientifique et la préparation aux épidémies. L’organisation plaide pour un écosystème de recherche davantage porté et financé par les acteurs africains.
Le financement de la recherche et la transformation des résultats scientifiques en solutions concrètes occupent une place centrale dans le bilan 2025 de la Science for Africa Foundation. Dans son rapport annuel publié le 27 octobre 2026, cette organisation panafricaine présente les progrès de plusieurs initiatives destinées à soutenir les chercheurs, renforcer les institutions scientifiques et répondre aux défis sanitaires, agricoles et environnementaux du continent.
Selon la SFA Foundation, l’année 2025 a été marquée par un contexte international difficile, caractérisé notamment par une pression accrue sur les financements du développement. Face à ces contraintes, la fondation défend la nécessité de renforcer les capacités scientifiques locales et de donner aux institutions africaines davantage de moyens pour définir leurs priorités.
L’agriculture résiliente au climat parmi les axes soutenus
À travers son programme Grand Challenges Africa, la fondation finance des innovations scientifiques conçues pour répondre à des défis de développement. Son portefeuille consacré à l’innovation atteint 27 millions de dollars, selon le rapport.
En 2025, l’initiative a également mobilisé 1,2 million de dollars pour la cohorte Modelling for Health in Africa. Le document souligne par ailleurs la poursuite du soutien aux travaux sur l’agriculture résiliente au climat, malgré les difficultés environnementales rencontrées par les équipes de recherche.
Cette orientation s’inscrit dans les efforts visant à développer des solutions adaptées aux contraintes des systèmes agricoles africains. L’objectif de Grand Challenges Africa ne consiste pas uniquement à soutenir la production de nouvelles connaissances.
Selon la présentation du programme par la fondation, il s’agit aussi d’accompagner des innovations issues de la recherche afin qu’elles puissent être développées, adaptées et déployées à plus grande échelle.
Sept (07) réseaux pour renforcer la préparation aux épidémies
La santé constitue un autre axe majeur du rapport. L’Africa Pandemic Sciences Collaborative, programme doté de 60 millions de dollars, a lancé sept réseaux de recherche consacrés aux sciences des épidémies. Cette initiative, conduite par la SFA Foundation avec l’appui de partenaires internationaux, vise à consolider les compétences et les collaborations scientifiques nécessaires à la préparation aux crises sanitaires.
Le rapport indique également que le Clinical Trials Community Africa Network a consolidé la préparation à la recherche clinique dans 24 pays africains. Ces efforts participent au renforcement des capacités nécessaires pour conduire des essais cliniques et soutenir les collaborations entre institutions.
Une recherche africaine plus autonome
Au-delà des programmes sectoriels, la fondation met l’accent sur la gouvernance et la visibilité de la science africaine. Le référentiel Good Research Management Practice, présenté comme une première pour le continent, vise à améliorer la gestion des activités de recherche et la responsabilité des institutions. La SFA Foundation a également lancé le podcast Echoes of Evidence et organisé les Africa Science Journalism Awards afin de renforcer la visibilité des travaux scientifiques auprès du public.
À travers ces initiatives, le rapport annuel 2025 défend une ambition : faire de la recherche un levier de réponse aux besoins du continent, en renforçant les institutions africaines, leurs financements et leur capacité à transformer les connaissances en applications concrètes.
Jean Tognikpo